Arsène Auclair
Arsène Auclair naît le 9 octobre 1888, à Saint-Hilaire, dernier d'une famille de cinq enfants. Ses parents, Joseph Auclair et Azila Lapalme, habi tent la maison ancestrale située près du pont ferroviaire qui enjambe le Richelieu.
En 1906, au décès de leur père, Arsène, Joseph et Émile Auclair héritent de la terre familiale qui sera partagée en trois. Le 21 décembre 1909, Émile et Arsène échangent leurs parts. Arsène devient proprié taire du côté sud-ouest, où passe l'actuelle rue Prince Edward.
Il épouse Yvonne Touchette, en 1911 à Saint-Jean-Baptiste, mais elle décède l'année suivante. Plus tard, il se remarie, à Upton, avec Maria Lapointe qui lui donne onze enfants, neuf garçons et deux filles.
Dans les années 1910, il opère un commerce de bois avec un M. Goulet, sur la montée des Trente, près de la voie ferrée. On y fabrique des portes, des fenêtres et des planches pour les barils de pommes et de clous. L'usine passe au feu quelques années après sa mise en opération. Arsène Auclair repart en affaires en ouvrant un magasin général qui vend aussi de la glace et sert de bureau de poste, près du parc Otterburn.
Au début des années vingt, le quartier Otterburn connaît un développement rapide. Le 22 octobre 1920, Arsène Auclair vend une partie de sa terre à Ernest Spiller, courtier en iimmeubles de Verdun. Il se réserve toutefois deux parties de lot situées près du chemin du bord de l'eau et tout le reste de la terre située en haut de l'actuelle rue Mountainview jusqu'au rang des Trente (aujourd'hui Ozias-Leduc). En 1924, il cède à la municipalité une bande de cinquante pieds pour faire passer la rue Prince Edward.
Au milieu des années trente, au plus fort de la Crise, il perd son commerce. Il ne lui reste qu'un petit terrain sur lequel il construit une modeste demeure.
En 1945, la Légion, filiale Auclair no 121 d'Otterburn-Saint-Hilaire est créée en la mémoire de la famille d'Arsène Auclair qui a perdu deux fils lors de la Seconde Guerre mondiale.
Arsène Auclair mena une vie tranquille le reste de ses jours, sans jamais reprendre les affaires. Ses nombreux échecs l'avaient marqué à jamais. Il est décédé le 6 novembre 1959, à Saint-Hilaire.
— Alain Côté, 1997