S.H.B.M.S.H.

Société d'histoire de Belœil-Mont-Saint-Hilaire

Saint-Basile et son économie

En Nouvelle-France, la traite des fourrures est le premier élément moteur du développement économique. Avec la construction du fort de Chambly en 1665 débute le défrichement de la forêt locale. En 1672, les premières concessions de terres de la seigneurie de Chambly entraînent le développement agricole autour du bassin de Chambly.

De 1700 à 1850, Chambly est le noyau de la région. La majorité du commerce se fait avec les marchands de Montréal par voie fluviale depuis la rivière Richelieu et le Saint-Laurent. En 1706, Claude de Ramezay construit une scierie aux pieds des rapides de Chambly du côté de la Pointe-Olivier, ce qui entraîne le commerce du bois et la construction navale dans la région. À compter de 1720, le moulin des Niverville de Chambly reçoit la production de blé de froment.

De 1737 à 1937, l'agriculture et la forêt demeurent les principaux facteurs d'exploitation du territoire de Saint-Basile-le-Grand. En 1782, un moulin à farine et à scie est construit dans le fief Saint-Joseph sur les rives du ruisseau Massé. Pendant plus d'une centaine d'années, il dessert les agriculteurs de la seigneurie de Jacobs. En 1786, un chemin de ligne relie le bord de l'eau au chemin des Quarante (chemin Bella-Vista).

Vers 1850, Antoine Rocheleau ouvre un premier magasin général qui fonctionne pendant une quinzaine d'années à l'intersection actuelle de la rue Principale et du boulevard du Millénaire.

Avec la fondation de Saint-Basile-le-Grand en 1871, de nouveaux chemins s'ouvrent autour du coeur du village. En septembre 1872, le conseil municipal de Saint-Basile-le-Grand reçoit une requête pour l'ouverture d'un chemin de ligne depuis la concession du Bord de l'eau jusqu'à la concession des Trente. Trois ans plus tard, le conseil municipal de Saint-Basile-le-Grand procède à au prolongement du chemin de ligne amorcé, de la concession des Trente jusqu'à la concession des Vingt. De nos jours, ce chemin est devenu la rue Robert et la montée des Trinitaires.

Entre 1873 et 1901, des commerces s'installent à l'intersection actuelle de la rue Principale et de la rue Robert : une forge, deux magasins généraux, un atelier de menuiserie, un hôtel, une cordonnerie, une beurrerie-fromagerie, une boulangerie, un bureau de poste, une boucherie et un voiturier.

En 1893, une gare est construite en bordure de la Montée des Vingt et de la ligne ferroviaire reliant Montréal et Saint-Hyacinthe. L'acheminement du courrier, des denrées agricoles et des marchandises se fait désormais par train en provenance ou à destination de Montréal.

 — Bruno LaBrosse, 2003
La rue Principale à Saint-Basile-le-Grand. SHBMSH, fonds Armand-Cardinal.
La rue Principale à Saint-Basile-le-Grand. SHBMSH, fonds Armand-Cardinal.

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